Zéro Degré
Lucien2 reproduções
Novembre pèse sur la dalle (grrr) Le vent siffle dans le métal Le néon de l'épicerie clignote J'tire une taffe, la cendre frotte Veste en cuir, passé froissé Le destin nous a déjà classés Je vois son ombre au comptoir Ancien frère, plus rien à voir Il vend du lait et des clopes Loin des cavales et des époques La pluie tape sur le béton On a changé de ton Lui le commerce, moi le bitume On se regarde dans la brume On a pris des chemins différents (différents) Le froid nous rend indifférents (indifférents) L'odeur des frites froides sur le banc Le sang ne lave pas le blanc On tourne en rond dans la cité Esclaves de notre propre vérité Le temps efface les graffitis Mais pas les cicatrices des petits Grrr, paw C'est le cycle (cycle) Rien ne change (change) Novembre nous mange (mange) Il me sert sans dire un mot (mot) Ses mains tremblent sur le pot (pot) Fini l'époque des gants noirs Maintenant il compte ses espoirs Un rideau de fer qui grince La vie nous a fait la pince On parlait de millions en bas Aujourd'hui il pèse ses combats L'odeur du graillon me dégoûte La solitude sur ma route La pluie tape sur le béton On a changé de ton Lui le commerce, moi le bitume On se regarde dans la brume On a pris des chemins différents (différents) Le froid nous rend indifférents (indifférents) L'odeur des frites froides sur le banc Le sang ne lave pas le blanc On tourne en rond dans la cité Esclaves de notre propre vérité Le temps efface les graffitis Mais pas les cicatrices des petits Les 808 frappent mon cœur (cœur) La cloche sonne ma rancœur (rancœur) On est des fantômes en sursis Dans ce décor trop gris Lui la caisse, moi la poisse Le destin nous compresse la face Les murs de béton nous fixent Les souvenirs nous transfixent On n'efface pas les traces On change juste de place Le même ciel, la même impasse Le temps qui passe nous terrasse On a pris des chemins différents (différents) Le froid nous rend indifférents (indifférents) L'odeur des frites froides sur le banc Le sang ne lave pas le blanc On tourne en rond dans la cité Esclaves de notre propre vérité Le temps efface les graffitis Mais pas les cicatrices des petits
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