L'Écho des Quais
Lucien35 plays
Mains dans les poches, le blouson usé Devant le dépôt, tout est déjà glacé Le temps s'arrête, le monde est brisé Regard vitreux, l'esprit est épuisé Sur le goudron, les rêves sont tassés On n'oublie rien de ce qu'on a passé Le phone s'éteint, plus de batterie Dans le silence, j'entends les cris Des souvenirs de nos conneries Perdus au milieu de la mairie On guette le vide sous la lune On cherche l'or dans la bitume Les sirènes chantent, c'est l'habitude Noyé dans cette solitude Cœur en hiver, le regard dur On écrit nos vies sur les murs La nuit nous sert de couverture Ombres déformées sur le béton On n'écoute plus leurs leçons On attend juste la bonne saison Enfermés dans cette prison Grincement de fer, la barrière pleure On compte les ombres, on tue les heures Le synthé glace comme un froid de malheur On n'a plus de place pour la peur Gasoil et fumée, c'est notre couleur On avance seul sans aucun chauffeur Huit cent huit tape dans le thorax On tourne en rond, on perd l'axe Froid comme la lame, on se relaxe On paie le prix, on paie la taxe Le bitume noir, c'est notre syntaxe On reste debout, on brise la glace On guette le vide sous la lune On cherche l'or dans la bitume Les sirènes chantent, c'est l'habitude Noyé dans cette solitude Cœur en hiver, le regard dur On écrit nos vies sur les murs La nuit nous sert de couverture Ombres déformées sur le béton On n'écoute plus leurs leçons On attend juste la bonne saison Enfermés dans cette prison Le métro dort, les couloirs sont vides On a les poches et le cœur arides La nostalgie nous creuse des rides On marche au bord, on n'a plus de guide La nuit nous bouffe, elle est avide On reste fiers, on reste solides On guette le vide sous la lune On cherche l'or dans la bitume Les sirènes chantent, c'est l'habitude Noyé dans cette solitude Cœur en hiver, le regard dur On écrit nos vies sur les murs La nuit nous sert de couverture
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