Givre Noir
Lucien49 回再生
Le rideau de fer est baissé Le béton est enfin glacé Le temps semble s'être arrêté Dans cette étrange obscurité Je marche seul sans me presser Sur le sol froid et délaissé L'escalier s'est figé Tout est déjà jugé Le monde est épongé La galerie fantôme Un parfum de chrome Le vide qui résonne Plus rien ne m'étonne Cœur en plastique Un froid mécanique Zone synthétique Le néon qui clignote La mémoire qui radote Le silence qui me trotte La mort qui me chuchote Vitrines aux regards absents Mannequins de cire et de sang La poussière danse sur les gants Le silence est assourdissant Rien ne bouge, tout est pesant Le vide devient épuisant L'escalier s'est figé Tout est déjà jugé Le monde est épongé La galerie fantôme Un parfum de chrome Le vide qui résonne Plus rien ne m'étonne Cœur en plastique Un froid mécanique Zone synthétique Mes pas claquent sur le carrelage Écho d'un ancien naufrage Je vois ton visage en mirage Perdu dans ce sombre paysage L'odeur du plastique est un gage De notre amour en sabotage Ton ombre n'est plus ici Tout devient gris, tout s'oublie Dans cette ville de déni Le jour est enfin banni Je reste seul et fini Dans ce grand centre infini La galerie fantôme Un parfum de chrome Le vide qui résonne Plus rien ne m'étonne Cœur en plastique Un froid mécanique Zone synthétique Le néon qui clignote La mémoire qui radote Le silence qui me trotte La mort qui me chuchote
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