Velours d'Été
Célia67 воспр.
Au fond du vieux placard noir Sous les mailles d'un vieux soir J'ai retrouvé ce grimoire Toute une part de ma mémoire La couverture est usée Par les années passées Le papier sent encore le vent Le sable et le temps d'avant Je sens l'air marin qui pique C'est presque magique Sur le port de Saint-Malo On dessinait le bord de l'eau Le soleil tombait si bas Juste entre tes bras La craie rose et le bleu Pour nous rendre heureux C'était notre petit monde À chaque seconde Le cri des mouettes là-haut Faisait vibrer nos pinceaux Tu disais "regarde bien" "Ne retiens jamais rien" Le goût du cidre un peu doux Collait sur nos genoux On riait pour un rien On se sentait bien Le papier sent encore le vent Le sable et le temps d'avant Je sens l'air marin qui pique C'est presque magique Sur le port de Saint-Malo On dessinait le bord de l'eau Le soleil tombait si bas Juste entre tes bras La craie rose et le bleu Pour nous rendre heureux C'était notre petit monde À chaque seconde Les pages sont un peu jaunes Comme le reflet des aunes Mais le trait reste précis Dans mon cœur aussi C'était ton héritage Au fil des pages Je caresse le grain fin De ce destin sans fin Le placard s'est refermé Mais l'été est resté Je garde ce trésor Plus précieux que l'or Un coucher de soleil Qui n'a pas son pareil Sur le port de Saint-Malo On dessinait le bord de l'eau Le soleil tombait si bas Juste entre tes bras La craie rose et le bleu Pour nous rendre heureux C'était notre petit monde À chaque seconde C'était notre petit monde À chaque seconde La craie qui crisse encore Dans ce décor d'or
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