Quai Douze
Célia87 main
Un carton ouvert sur le sol glacé Des bribes de vie que j'avais laissées Au fond d'un cahier aux pages jaunies Ton nom s'est glissé, un rêve fini C'est l'heure des comptes, des souvenirs De tout ce qu'on n'a pas vu s'évanouir Traces de crayon bleu presque effacées Mille secrets qu'on s'était jurés Je touche le papier comme ta main Perdue si loin sur un autre chemin C'est une lettre que je n'enverrai pas Un écho qui meurt tout au fond de moi On s'est perdus sans un cri Juste le temps qui nous a désappris Je te souhaite le ciel et l'or Même si nos rires sont un décor Où que tu sois, sois plus fort Le bleu de l'encre Le poids de l'ancre Le temps qui passe Rien ne s'efface Te souviens-tu du platane au parc ? Nos cœurs gravés, défiant les marques La limonade sur le vieux perron Quand l'été n'avait aucune raison Le silence a pris toute la place Comme une poussière que le vent ramasse Traces de crayon bleu presque effacées Mille secrets qu'on s'était jurés Je touche le papier comme ta main Perdue si loin sur un autre chemin C'est une lettre que je n'enverrai pas Un écho qui meurt tout au fond de moi On s'est perdus sans un cri Juste le temps qui nous a désappris Je te souhaite le ciel et l'or Même si nos rires sont un décor Où que tu sois, sois plus fort Je ne t'en veux pas, la vie passe On change de peau, on change de glace Dans ce carton, le temps s'est figé Tu es l'enfant que j'ai tant aimé Je garde ce cri tout au fond de moi Une ombre qui tremble au bout de mes doigts C'est une lettre que je n'enverrai pas Un écho qui meurt tout au fond de moi On s'est perdus sans un cri Juste le temps qui nous a désappris Je te souhaite le ciel et l'or Même si nos rires sont un décor Où que tu sois, sois plus fort
Memuatkan…