Quai de l'Aube
Lucien90 diputar
Le whisky pleure dans mon verre L'air est lourd, un peu amer Le barman compte ses mystères Sous une lumière de poussière La pluie dessine des frontières Sur la vitre, une ombre éphémère Le néon rouge coule sur le trottoir Comme une blessure dans le noir Je n'ai plus vraiment d'espoir Juste le besoin de m'asseoir C'est une mélancolie de velours Qui danse autour des vieux amours On ne compte plus les jours Dans ce silence un peu trop sourd Tout s'efface au petit jour Sans un cri, sans un secours C'est une mélancolie de velours Qui danse autour des vieux amours On ne compte plus les jours Dans ce silence un peu trop sourd Tu relevais souvent ta manche Un geste doux, une courbe blanche Ton rire dans la crème étanche Quand le dimanche se déhanche La boîte d'allumettes est franche Vide et seule sur la planche Glacé Effacé Passé Tracé C'est une mélancolie de velours Qui danse autour des vieux amours On ne compte plus les jours Dans ce silence un peu trop sourd Tout s'efface au petit jour Sans un cri, sans un secours Le saxo pleure dans le lointain Un écho sourd, un chant serein On attendrait presque demain Mais le bitume est souverain Tout s'arrête ici, enfin Dans ce décor de satin La glace fond, le temps s'étire Je n'ai plus rien d'autre à dire Juste le souvenir d'un sourire Que je regarde s'obscurcir La nuit refuse de s'enfuir Et moi je n'ose plus partir C'est une mélancolie de velours Qui danse autour des vieux amours On ne compte plus les jours Dans ce silence un peu trop sourd Tout s'efface au petit jour Sans un cri, sans un secours C'est une mélancolie de velours Qui danse autour des vieux amours On ne compte plus les jours Dans ce silence un peu trop sourd
Memuat…