La Joie d'Abidjan (Minuit à Babi)
Lucien47 diputar
La pluie frappe les carreaux Je range les vieux journaux Dans ma boutique étroite Où le silence s'exploite Un volume s'est glissé Du rayon des délaissés Ses pages sont jaunies Par les ans, par l'oubli Une enveloppe s'échappe Et mon regard l'attrape Le sceau est déchiré Le temps s'est arrêté C'était un bal d'été En mil neuf soixante-dix Sous les lampions dorés Leurs cœurs étaient complices Oh, cette lettre d'amour Qui a manqué son jour Je deviens le gardien De ce lien qui n'est rien L'encre de sépia (Oh, oh) Elle ne s'efface pas C'était un bal d'été Qui n'a jamais fini de briller Elle s'appelait Marie L'écriture est fleurie Une odeur de lavande Comme une humble offrande Elle attendait son tour Au détour d'un faubourg Mais le livre a gardé Ce secret bien gardé Les mots brûlent mes doigts Je tremble malgré moi L'histoire est sous mes yeux Un aveu pour nous deux C'était un bal d'été En mil neuf soixante-dix Sous les lampions dorés Leurs cœurs étaient complices Oh, cette lettre d'amour Qui a manqué son jour Je deviens le gardien De ce lien qui n'est rien Pourquoi n'est-elle jamais partie ? Pourquoi cette vie si assombrie ? Le papier crie sa peine Dans mes veines souveraines Cinquante ans de poussière Pour une seule prière Qui n'a pas trouvé son chemin Dans le creux d'une main Ouvrez les livres morts Réveillez les trésors C'était un bal d'été En mil neuf soixante-dix Sous les lampions dorés Leurs cœurs étaient complices Oh, cette lettre d'amour Qui a manqué son jour Je deviens le gardien De ce lien qui n'est rien L'encre de sépia (Oh, oh) Elle ne s'efface pas C'était un bal d'été Qui n'a jamais fini de briller
Memuat…