Rouge Velours et Liberté
Célia36 diputar
Le café est figé dans la tasse Le silence prend toute la place Sur le Formica un peu gras Je cherche l'écho de tes bras La banlieue dort sous le crachin C'est la fin du chemin Un dernier nuage de tabac Qui s'effiloche ici-bas Je regarde le jour se lever Sans rien pour me faire rêver C'est le blues du matin Une entaille sans fin La fumée se meurt Au rythme du cœur Rien ne presse Tout s'efface Le temps change de face Tout s'efface Tout s'efface Le temps change de face Ta cigarette s'éteint seule Triste comme un linceul Sur le seuil mouillé Tes pas sont envolés Le frigo chante faux J'ai plus les mots qu'il faut L'harmonica pleure un air lent Contre le souffle du vent Je regarde le jour se lever Sans rien pour me faire rêver C'est le blues du matin Une entaille sans fin La fumée se meurt Au rythme du cœur Rien ne presse Tout s'efface Le temps change de face Pas de cris Pas d'éclats Le froid est là Le piano dérape L'ennui m'attrape On ne va plus loin C'est notre dernier coin Le rideau de fer est baissé Le quartier semble lassé De nos vieux espoirs De nos fins de soir Je remets du charbon Dans ce moteur qui tourne en rond C'est le blues du matin Une entaille sans fin La fumée se meurt Au rythme du cœur Rien ne presse Tout s'efface Le temps change de face Tout s'efface Tout s'efface Le temps change de face
Memuat…