Le Vieux Hangar
Lucien63 écoutes
Le café refroidit Sur le bord du tableau La Beauce s'engourdit Sous un ciel en lambeaux Novembre est un rideau Qui pèse sur mon dos Je roule sans un mot Dans mon vieux paquebot Un appui sur la touche Ton nom qui s'affiche enfin Un sourire sur ma bouche Au milieu de ce chemin Tu parles de ton examen Et de ton futur destin Je suis l'homme des plaines Le roi de ce goudron Malgré toutes mes peines J'aime cette direction Mon cœur n'a pas de chaînes Mais il connaît ta maison Oui je mène la vie que j'aime Sous un nouvel horizon Twang de ma guitare Sous le brouillard tard Je rentre un peu tard Mais sans aucun égard Vieux autocollants ternis Des haltes de mon enfance Sur la cabine réunis Comme des cris d'espérance La brume de lin s'avance Dans une lente danse Je garde la cadence Malgré le temps qui s'élance Ta voix dans le haut-parleur C’est ma dose de bonheur Tu révises tes auteurs Pendant que je compte les heures Loin de toutes les douleurs Je suis l'homme des plaines Le roi de ce goudron Malgré toutes mes peines J'aime cette direction Mon cœur n'a pas de chaînes Mais il connaît ta maison Oui je mène la vie que j'aime Sous un nouvel horizon Cinquante ans de poussière Et de mains sur le fer Je n'ai pas de colère Face à cet univers Ma vie est une prière Faite de vers et de revers Je reste fier et sincère Dans ce monde à l'envers Les phares percent le gris Le moteur chante son prix J'ai enfin tout compris Au silence de mes nuits Je suis l'homme des plaines Le roi de ce goudron Malgré toutes mes peines J'aime cette direction Mon cœur n'a pas de chaînes Mais il connaît ta maison Oui je mène la vie que j'aime Sous un nouvel horizon Twang de ma guitare Sous le brouillard tard Je rentre un peu tard Mais sans aucun égard
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