Paroles

La gare sent la frite froide
Sous la lune qui rôde
Vingt-cinq ans de silence
Pour cette seule errance
Mes souliers sur la pierre
Cherchent encore la lumière

La pluie efface la craie
Des jeux que l'on oubliait
Le temps est un secret
Que l'on garde au sommet

Le village dort encore
Mais mon enfance est morte
Je frappe à la mauvaise porte
Le vent du nord m'emporte
C'est léger de souffrir
Sans rien pour nous retenir

Les pavés luisent
Les coeurs se brisent
Le temps s'épuise
L'âme est grise

Le café est fermé
Les chaises sont empilées
Sur le banc de l'école
Une ombre s'envole
L'encre a séché depuis
Au milieu de la nuit

La pluie efface la craie
Des jeux que l'on oubliait
Le temps est un secret
Que l'on garde au sommet

Le village dort encore
Mais mon enfance est morte
Je frappe à la mauvaise porte
Le vent du nord m'emporte
C'est léger de souffrir
Sans rien pour nous retenir

Maman n'est plus là
Le bois ne chante pas
Les murs ont pris froid
Sous ce toit sans loi
Je porte mon bagage
Au bout du voyage

Le village dort encore
Mais mon enfance est morte
Je frappe à la mauvaise porte
Le vent du nord m'emporte
C'est léger de souffrir
Sans rien pour nous retenir

Les pavés luisent
Les coeurs se brisent
Le temps s'épuise
L'âme est grise

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