Le Veilleur de la Grève
Lucien69 reproducciones
Le bateau tangue encore Contre le vieux quai mort Le lichen orange brille Sur la pierre qui scintille Mes pas cherchent le granit Où mon enfance s’est enfuie Quarante hivers ont passé Mais rien n'a pu m'effacer L'air est chargé de sel Sous un morceau de ciel Je sens le cœur qui bat Au rythme de mes pas Oh mon île, terre de vent Je reviens comme un enfant La bombarde chante l'espoir Dans le gris de la fin du soir Gardien de l'ombre et du feu Sous le regard des aïeux La mer nous donne la main Sur le bord du chemin Heol, heol, o heol La terre nous console Heol, heol, o heol La mer nous console La porte grince un peu Dans le logis poussiéreux Une trace de cire ancienne Soulage enfin ma peine Les macareux au crépuscule Dansent pendant que l'heure recule Leur cri perce le silence Comme une douce délivrance L'air est chargé de sel Sous un morceau de ciel Je sens le cœur qui bat Au rythme de mes pas Oh mon île, terre de vent Je reviens comme un enfant La bombarde chante l'espoir Dans le gris de la fin du soir Gardien de l'ombre et du feu Sous le regard des aïeux La mer nous donne la main Sur le bord du chemin Écoute le chant des marins Perdu dans les creux lointains Le vent porte leurs histoires Gravées dans nos mémoires C'est l'écho de la fierté D'une vie de liberté Quarante ans d'absence Pour une seule évidence Je ne suis plus l'étranger Qui a voulu tout changer Je suis le fils du courant Fidèle au serment d'avant Ici le temps s'est arrêté Pour mieux me laisser chanter Le phare ne tourne plus Mais mon cœur est revenu Oh mon île, terre de vent Je reviens comme un enfant La bombarde chante l'espoir Dans le gris de la fin du soir Gardien de l'ombre et du feu Sous le regard des aïeux La mer nous donne la main Sur le bord du chemin Heol, heol, o heol La terre nous console Heol, heol, o heol La mer nous console
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